Caligula D'Albert Camus

Lage
Freitag 01 Apr
Webseite http://www.theatredelusine-saintcere.com
Adresse Théâtre de l'Usine 18 avenue du Docteur Roux 46400 Saint-Céré
Caligula, c’est l’histoire d’une passion terrifiante, monstrueuse, l’histoire d’une quête insatiable, irraisonnable.
Caligula, c’est un adolescent qui est en train de devenir un homme.
C’est un homme qui refuse l’absurdité de la condition humaine et qui veut se jouer de la mort.
C’est un empereur qui joue au Dieu et qui s’invente un monde où il se fait Destin.
C’est un provocateur qui veut surpasser la nature, prouver que sa liberté est absolue.
Il nous invite à ses jeux funestes, à son blasphème des dieux, à sa terrible excentricité.

Place au cabaret mortuaire.
Place au ballet grotesque.

Pour créer ce spectacle, Clémence Labatut a réuni une équipe de jeunes comédiens. Avec toute la fureur de la jeunesse, ils s’emparent de ce monument théâtral, et sur les traces de Camus et de son théâtre de l’Equipe, tentent de questionner le monde.
Note d'intention

Mes deux dernières mises en scène étaient des créations - Mon corps est à moi et [Je] d’échec - avec pour question centrale la place du corps dans nos sociétés. Je voulais aujourd’hui retrouver un texte de théâtre, une langue pour porter mes interrogations.

Plusieurs thèmes monopolisent ma pensée depuis quelques mois, dont la plupart s’inscrivent dans des problématiques politiques, liées au vivre ensemble, au climat actuel international et à certaines dérives qui touchent insidieusement la démocratie.

En Espagne, deux propositions de lois ont ainsi retenu mon attention, l’une sur l’interdiction de l’avortement, l’autre sur la limitation des manifestations. Deux lois qui soulignent l’extrême fragilité de nos avancées sociales et sociétales, voire de nos systèmes politiques. Il est terrifiant de constater à quel point tout peut être balayé d’un seul revers de loi. Nos démocraties, symboles de liberté et de droits de l’homme, ne sont pas à l’abri de dérives rétrogrades, obscurantistes et extrémistes, pas de ce qui peut se passer ailleurs, hors des frontières européennes. Chaque cas est différent, mais de façon générale, l’équilibre politique semble fragile. Les sociétés marchent sur un fil, funambules de leur Histoire. Inutile de faire une liste... Et dans ce monde aux repères fragilisés, la figure du dictateur n’est pas éradiquée.

C’est en ayant en tête ce questionnement que j’ai relu Caligula. Ce fut une redécouverte. Celle d’une œuvre terriblement actuelle, celle d’un théâtre populaire, susceptible de réveiller les consciences endormies, loin du classique poussiéreux dont on peut parler à tort, une pièce dramaturgiquement riche, aux multiples registres, du tragique au comique, de l’absurde au poétique ; et au delà du questionnement politique, celle d’une pièce qui s’inscrit dans le cycle de l’absurde, et qui s’interroge sur les questions fondamentales chères à Camus : le sens de la vie, son absurdité, l’idée de fin, la fuite des hommes devant la mort, la liberté absolue, le destin, la révolte.

L'univers sonore

Caligula se sert des rouages du théâtre pour imposer son omnipotence. Le spectateur doit se rendre compte que le théâtre bat au rythme du coeur de Caligula. Il est donc important de faire un travail sur le son et sa spatialisation, et de travailler avec un créateur sonore. Le son doit englober les spectateurs. à cela, nous rajouterons de la musique en live : du violoncelle, du piano? Il nous semble important de mêler le live et l’enregistrement. Comment jouer avec cela ? Comment désorienter les spectateurs tout en servant le propos de la pièce ? Sur la bande sonore enregistrée, nous nous inspirerons d’univers différents : musique électronique, le requiem de Mozart, David Bowie, bruits dérangeants et inquiétants, cris stridents, voix des patriciens, bruits de foule. Nous avons travaillé avec le GMEA l’année dernière, notamment avec Thierry Besche et Benjamin Maumus. Nous prévoyons de les con- sulter dans les semaines à venir.

Les costumes

« Le déguisement, surtout celui qui efface le contraste entre le masculin et le féminin est une autre caractéristique commune au protagoniste camusien et à la divinité antique Dionysos. »
Nous partons de cette réflexion pour développer les différents costumes de la pièce.

À l’acte I, les costumes des acteurs se ressemblent tous. Il s’agit d’une sorte d’uniforme, unisexe, inspiré du travail d’Amine Bendriouich, styliste casablancais et créateur de la marque ABCB Amine Bendriouich Couture & Bullshit. Des vêtements sombres composés d’une veste de costume et d’un sarouel.

L’idée est d’avoir une tenue universelle, qui ne peut pas être associée à une époque ou un endroit géographique précis. Le travail d’Amine Bendriouich est aussi de désexualiser l’habit.

Caligula retrouvera son costume d’empereur durant l’acte I. Il ressemble à ceux du palais, veste et sarouel, mais qui diffère des autres par la présence d’imprimés colorés, d’icônes sur la veste. Les costumes, dont je m’inspire, sont le fruit de la collaboration d’Amine Bendriouich avec Hassan Hajjaj. J’aimerais que la couleur dominante de Caligula soit le jaune. Le jaune des bouquets de chrysanthèmes. Comme une sorte de blason pour Caligula. Le chrysanthème jaune est un symbole de longévité et d’immortalité en Orient et en Extrême-Orient. N’est-ce pas en effet son immortalité qu’il nous dévoile par sa dernière phrase : Je suis encore vivant ?

À partir de l’acte III, nous chercherons des costumes en rapport avec l’éros et Vénus. En jouant sur le travestissement.

Les LabOrateurs

LabOrateurs – Pépinière d’artistes est une association créée fin 2013 par les comédiens/ porteurs de projets issus de l’année d’insertion, dite « Classe Labo », instaurée en partenariat entre les Chantiers Nomades et la section Art Dramatique du Conservatoire à Rayonnement Régional de Toulouse / Midi-Pyrénées.

Cette association, favorisant la transition entre l’univers de la formation et le monde du travail, a par ailleurs pour vocation d’assurer l’implantation et l’insertion de ses membres dans la région Midi-Pyrénées, et de s’ancrer artistiquement et culturellement sur ce territoire.

Pensée comme une « pépinière de projets » où la réussite des projets des uns renforce celle des autres, l’association se revendique comme un laboratoire théâtral qui, sans se référer de façon dogmatique à une ligne artistique prédéterminée, entend cependant affirmer des valeurs fortes :

« Notre théâtre sera citoyen, en ce qu’il s’interrogera sur sa place dans la cité, dans l’espace politique et social qui l’accueille et dans lequel il décidera d’intervenir, d’agir. Notre théâtre sera contemporain en ce qu’il s’aventurera, se risquera à penser le monde, les conduites humaines et les changements à venir. Notre théâtre sera un théâtre d’art, un théâtre métaphysique, poétique et universel. »

Hyperland, spectacle déambulatoire sur le thème de la mémoire, est le premier projet collectif des labOrateurs. Cette création, dont le régisseur général est Pascal Papini, s’est jouée en septembre 2014 sur le site d’AZF à Toulouse.

À partir de 14 ans
Distribution

Mise en scène : Clémence Labatut
Comédien : Clément Bayart
Comédienne : Charlotte Castellat
Comédien : Yoann Daunay
Comédien : Thibault Deblache
Comédien : Quentin Quignon
Comédienne : Mélanie Rochis
Production Les LabOrateurs, pépinière d’artistes
Coproduction Scène Conventionnée Théâtre et Théâtre Musical Figeac/Saint Céré, Théâtre Jules Julien,
Avec l’aide de la Région Midi Pyrénées, Ville de Toulouse,
Avec le soutien du Conservatoire à Rayonnement Régional de Toulouse, Pavillon Mazar / Groupe Merci, Théâtre Sorano, Théâtre d’Aurillac, Centre culturel du Grand Figeac
Preise Min Max Beschreibend
Erwachsene 15.00 €
reduzierter Preis 12.00 €
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